Progresse-t-on en ne jouant que des matchs ...
#1
Posté 04 janvier 2012 - 21:37
Pensez-vous qu'en limitant sa pratique tennistique à des matchs contre des adversaires variés et en compétition on progresse ?
1) Un peu mais moins qu'en faisant des entrainements orientés plus techniques ?
2) Oui, si on se fixe des objectifs techniques précis durant ces matchs.
3) Non, on stagne ...
#2
Posté 04 janvier 2012 - 21:41
- mais tu peux aussi prendre de mauvaises habitudes
- qui seront difficiles à corriger par la suite
#3
Posté 04 janvier 2012 - 21:59
wanou, le 04 janvier 2012 - 21:37 , dit :
Pensez-vous qu'en limitant sa pratique tennistique à des matchs contre des adversaires variés et en compétition on progresse ?
1) Un peu mais moins qu'en faisant des entrainements orientés plus techniques ?
2) Oui, si on se fixe des objectifs techniques précis durant ces matchs.
3) Non, on stagne ...
Tu parles de progression technique ou de progression "globale" ?
Sinon je vote 2
2) Oui, si on se fixe des objectifs précis durant ces matchs. Ce qui veut souvent dire défaite dans un premier temps...
C'est mieux que rien mais c'est moins bien que mieux
#4
Posté 04 janvier 2012 - 22:01
En officiel, non.
#5
Posté 04 janvier 2012 - 22:08
totoro, le 04 janvier 2012 - 22:01 , dit :
En officiel, non.
En match de tournoi je fais ce que je veux.
En championnats par équipes bien entendu mon objectif est tout autre.
#6
Posté 04 janvier 2012 - 22:18
#7
Posté 04 janvier 2012 - 22:28
L'entraînement où l'on ne fait que des matchs, à l'intérêt de faire jouer. On peut acquérir aussi des automatismes, se confronter à différents types de jeux, et surtout se régler.
Le gros mais, et c'est là où je rejoins nat, c'est que c'est une situation, où s'il on n'est pas suivi, propice à l'apparition de défauts... qu'il vaudra mieux corriger un jour ou l'autre.
Au final, on peut progresser, mais au début, après, cela devient difficile... surtout que l'on n'est pas forcément bien conseillé, le sparing n'est pas forcément entraîneur...
#8
Posté 04 janvier 2012 - 22:50
totoro, le 04 janvier 2012 - 22:18 , dit :
Tant que tu ne mets pas d'€ à côté ton raisonnement se tient.
Mais sache que quand tu perds au premier c'est quand même 22 euros de perdus que t'ai eu un objectif ou pas .... autant que ça serve au contraire selon moi.
Taranis, le 04 janvier 2012 - 22:28 , dit :
L'entraînement où l'on ne fait que des matchs, à l'intérêt de faire jouer. On peut acquérir aussi des automatismes, se confronter à différents types de jeux, et surtout se régler.
Le gros mais, et c'est là où je rejoins nat, c'est que c'est une situation, où s'il on n'est pas suivi, propice à l'apparition de défauts... qu'il vaudra mieux corriger un jour ou l'autre.
Au final, on peut progresser, mais au début, après, cela devient difficile... surtout que l'on n'est pas forcément bien conseillé, le sparing n'est pas forcément entraîneur...
Tu laisses entendre que seul en match c'est propice à l'apparition de défauts et qu'avec un entraineur non. Cela voudrait dire que tous ceux qui ont un BE n'auraient pas de défauts et seraient les meilleurs au monde ...
L'entraineur c'est pas dieu le père
#9
Posté 04 janvier 2012 - 23:19
Faire des balles à l'entrainement avec le même adversaire permet de progresser plus que si l'on ne fait rien
Faire des balles avec des adversaires variés c'est mieux que faire des balles avec le même
Faire des matchs (d'entraînement) avec des adversaires variés c'est mieux que faire des balles (surtout que avant de compter les points, on fait des balles).
Ajouter entre les matchs d'entraînements des match officiel c'est mieux. Le fait de payer un droit d'inscription ajoute un enjeu, une motivation. Le fait que le match compte pour le classement nous fait jouer différemment (expérience plus riche).
Analyser les causes de la défaite en tournoi pour programmer des matchs d'entraînement à thème, vous fera progresser encore plus. J'entend match à thème les matchs avec des objectif du style : j'avance sur tous mes retours, je frappe tous les revers que je peux, je fais service vollée sur toute mes premières...
C'est généralement là qu'un regard extérieur qualifié est utile pour vous orienter. Plus l'analyse est de qualité, plus vous progressez.
Sans oublier qu'a ce stade il y a le travail de la technique, du mental, de la stratégie et du physique qui peuvent s'ajouter pour progresser encore plus.
Pour répondre à ta question qui était : progresse t-on en ne faisant que des match ? La réponse est oui, mais on peut améliorer ce programme en ajoutant d'autres exercices.
#10
Posté 04 janvier 2012 - 23:24
La progression passe par des entraînements où tu peux corriger mais aussi essayer ou travailler certains coups que tu souhaites et renforcer tes coups forts. Comment peux-tu travailler un point faible que tu as expérimentés en match si tu n'as pas d'entrainement? Cela me paraît difficile.
La progression passe aussi par la compétition car elle te permets d'appliquer ce que tu as travaillé à l'entraînement mais dans des conditions officielles. Tu rencontres aussi des situations un peu plus délicate qui te poussent à éléver ton niveau de jeu, chose que tu n'as pas à l'entraînement par example.
Point important aussi, il faut être conscient de connaître tes coups forts et faibles pour ainsi progresser + rapidement sur des secteurs bien particulier.
Les deux sont complémentaires en fait
#11
Posté 05 janvier 2012 - 00:55
wanou, le 04 janvier 2012 - 21:37 , dit :
Pour le pôle technique, c'est un peu plus complexe car d'un coté, la technique du joueur va progresser dans son caractère d'adaptation à l'environnement, mais pas réellement sur le coté biomécanique du fait de manque de retour extérieur (sauf à avoir un joueur capable de faire son propre feed-back technique).
#12
Posté 05 janvier 2012 - 01:17
Denebola, dommage que tu sois un poil trop loin, j'envisage de prendre quelques heures en indiv'...
#13
Posté 05 janvier 2012 - 08:36
Je pense que l'on peut progresser en ne jouant que des matchs en mélangeant les officiels et les amicaux et en s’entraînant avec des joueurs de styles différents où il faudra sortir de tes schémas habituels pour répondre aux difficultés posées par ces joueurs.
Par exemple, je suis un bon contreur mais un piètre attaquant, ce qui fait que je m'entraîne beaucoup avec des gens de mon niveau ou un peu plus faible pour progresser sur mes coups d'attaque. Je fais aussi pas mal de doubles pour améliorer ma volée et mon service. Mais je joue également avec des joueurs bien mieux classés que moi pour gagner en vitesse de balles et en intensité dans les échanges.
Maintenant ce qui est sur, c'est que la progression ne sera pas aussi forte que si tu prenais également quelques cours histoire de peaufiner ta technique sur des coups mal maîtrisés, ça te fera gagner du temps et ensuite tu pourras mettre tout ça en application lors de matchs.
#14
Posté 07 janvier 2012 - 01:36
denebola, le 05 janvier 2012 - 00:55 , dit :
Pour le pôle technique, c'est un peu plus complexe car d'un coté, la technique du joueur va progresser dans son caractère d'adaptation à l'environnement, mais pas réellement sur le coté biomécanique du fait de manque de retour extérieur (sauf à avoir un joueur capable de faire son propre feed-back technique).
+1 !
Ensuite ça dépend de ce que tu as à disposition comme "adversaires variés" :
- si tu fais des matchs qu'avec des 30/3...
- ... ça va pas forcément te préparer à matcher efficacement contre des 15/5, ni au niveau intensité, ni tactique, ni technique.
Maintenant, on m'a toujours conseillé de ne faire en match que des trucs que j'ai déjà acquis à l'entrainement (et surtout pas chercher à travailler de la technique ni à expérimenter des tactiques peu ou mal maîtrisées en match officiel)
Et j'aime bien ton idée de se fixer des objectifs pour les matchs d'entrainement (par exemple faire service volée et retour volée... quitte à prendre une grosse valise !), mais je le ferai plutôt avec des adversaires que je n'ai jamais joué, car j'aime le fait de devoir analyser, s'adapter et se bagarer avec toutes tes armes quand tu rencontres un adversaire pour la première fois (ce qui ressemble bcp aux situations de matchs officiels).
Pour finir, mon BE nous conseille souvent pour nos séances d'entrainement entre nous :
- travailler d'abord un truc qu'on maîtrise un peu
- ensuite un truc qu'on maîtrise très peu (car demande bcp de concentration et d'énergie)
- enfin un de nos points forts, pr finir sur de la confiance et parce qu'entretenir les points forts est au moins aussi important que corriger les points faibles.
#15
Posté 07 janvier 2012 - 11:46
dragao, le 04 janvier 2012 - 22:50 , dit :
L'entraineur c'est pas dieu le père
#16
Posté 07 janvier 2012 - 11:47
stef7524, le 07 janvier 2012 - 01:36 , dit :
#17
Posté 07 janvier 2012 - 17:21
stef7524, le 07 janvier 2012 - 01:36 , dit :
Après, le fait de jouer en match officiel peut faire apparaitre une crispation qui va altérer la technique, mais pas créer un défaut biomécanique qui n'existe pas à la base. L'observation en match permet surtout de faire un point sur les orientations à donner à l'entrainement par la suite. Une sorte d'évaluation.
#18
Posté 07 janvier 2012 - 18:12
denebola, le 07 janvier 2012 - 17:21 , dit :
Après, le fait de jouer en match officiel peut faire apparaitre une crispation qui va altérer la technique, mais pas créer un défaut biomécanique qui n'existe pas à la base. L'observation en match permet surtout de faire un point sur les orientations à donner à l'entrainement par la suite. Une sorte d'évaluation.
Jusqu'à présent, j'essayais d'abord de pratiquer un nouveau truc en match amical (par exemple service volée) puis mise en pratique en match officiel quand je sens que ça commence à rentrer et que mon adversaire s'y prête. Tu penses que c'est pas la bonne approche ?
#19
Posté 07 janvier 2012 - 23:41
#20
Posté 08 janvier 2012 - 18:23
dragao, le 04 janvier 2012 - 22:50 , dit :
L'entraineur c'est pas dieu le père
Evidemment, des défauts peuvent apparaître avec un entraîneur, mais ils seront beaucoup moins grossiers que si on est seul, et arriveront moins souvent.
Après, évidemment, faut avoir un BE qui fait son boulot et regarde jouer les gens qu'il entraîne...
marie, le 07 janvier 2012 - 11:46 , dit :
La pression peut aussi être positive : plus de concentration, moins de risques gratuits, plus d'analyse, on a une réelle motivation....
Et techniquement, si on a été bien conseillé à l'entraînement, on peut, à l'échauffement, veiller à bien réaliser le geste, ce qui aide pour la suite... sans pour autant toujours se concentrer dessus.
denebola, le 07 janvier 2012 - 17:21 , dit :
Après, le fait de jouer en match officiel peut faire apparaitre une crispation qui va altérer la technique, mais pas créer un défaut biomécanique qui n'existe pas à la base. L'observation en match permet surtout de faire un point sur les orientations à donner à l'entrainement par la suite. Une sorte d'évaluation.
Le fait de connaître le coup d'un point de vu technique va permettre au joueur de pouvoir le faire le coup en match, et ce sont les matchs qui vont permettre de toujours (ou presque ^^) réaliser le coup dans la juste situation.
Je pense que c'est cela que veut dire stef7524, c'est qu'un coup doit être acquis d'abord en situation d'entraînement (donc techniquement), avant d'être utilisable en situation réelle, et donc tactiquement.
On apprends bien à réaliser le service slicé techniquement, par exemple, et une fois qu'il est acquis, on essaye de le faire en match en essayant de comprendre quelles trajectoires sont les plus gênantes, suivant l'adversaire...
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